Née au carrefour des régions
« Zya, c'était le prénom de ma grand-mère. »
Un prénom berbère, celui d'une femme qui a nourri tout le monde autour d'elle avec sa bonne galette et son bon couscous — un prénom que j'ai transmis à ma fille aînée. DarZya, c'est littéralement « la maison de Zya » : trois générations de femmes réunies dans un seul nom, et l'esprit d'une maison où l'on cuisine toujours pour les autres.
Je n'ai pas grandi dans une seule région d'Algérie, mais au carrefour de plusieurs. J'ai grandi dans une zone pétrolière de l'extrême Sud, où travaillait mon père, où vivaient côte à côte des familles venues de Constantine, d'Oran, de Tlemcen, de la Kabylie et du Sud saharien. Une mosaïque humaine, et sans le savoir, une mosaïque culinaire.
Ma mère, originaire de Constantine, recevait souvent ses amies autour d'un café. Je rentrais de l'école et filais à la cuisine observer ce que chacune avait apporté : les épices de l'une, les techniques de l'autre. C'est là, sans m'en rendre compte, que j'ai appris à distinguer une cuisine de l'Ouest, une de l'Est, une du Centre, une du Sud.
Pour ma mère, la cuisine était une étape obligatoire de l'éducation d'une fille. J'ai longtemps vécu cet apprentissage comme une contrainte — jusqu'à ce que je quitte le nid familial, et que ce que je croyais être une corvée se révèle être un héritage.
Ce que j'apporte
- Le goût originaldes plats maghrébins, transmis sur trois générations de femmes.
- Des recettes sur mesureavec les bons ingrédients, adaptées à ce qu'on aime.
- Une culture prochemais méconnue, racontée de l'intérieur.
- Une ambiance familialeet une expérience qui ne s'oublie pas.
À propos de votre hôte
Professeure, formatrice et journaliste de formation, je transmets aujourd'hui ce que ma mère m'a appris dès l'enfance : la cuisine algérienne dans toute sa diversité régionale, racontée avec les outils de la pédagogie et de l'écriture.